Jazz News

Réveil en douceur

Jazz News

Allez, une petite exclu, c'est bien parce que c'est vous : le nouveau disque d'Awake (à savoir l'alliance Romain Cuoq/Anthony Jambon) sera labelisé "indispensable" dans le prochain Jazz News, le numéro 55, celui que vous attendez tous comme des petits fous dingos de la rentrée. En plus il y aura Emile Parisien en invité. Ce qui n'est jamais négligeable (litote).

Photogénique attitude

Jazz News

Je ne sais pas si vous avez vu cet épisode de How I Met Your Mother. Celui où les amis de Barney Stinson se rendent compte qu'il n'existe pas de photo où il n'est pas à son avantage. Alors, ils essayent de le piéger par tous les moyens. Et à chaque fois, le personnage incarné par Neil Patrick Harris se retrouve tiré à quatre épingles sur la photo, même s'il était en fâcheuse position au moment du déclenchement. Et bien Avishai Cohen, c'est un peu le Barney Stinson du jazz. On a beau avoir essayé de le photographier hier à Jazz à La Villette sous tous les angles, à chaque fois le gars se révélait photogénique au possible. Énervant pour ceux qui souffrent de la maladie j'ai-toujours-une-sale-gueule-sur-les-photos, mais réjouissant pour ceux qui aiment se souvenir des belles choses.

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Avishai Cohen à la Philharmonie 2. Photo: Nikola Cindric

Collision Collective, saison 2

Jazz News

Très belle affiche (comme d'hab) pour le dispositif Collision Collective. Cette grande assemblée des collectifs (comme son nom l'indique) de musiques singulières de l'Hexagone se rassemblera cette année à Tours pour trois jours de festnoise (du 30 septembre au 2 octobre, mais c'est marqué sur l'affiche), sous l'égide du Capsul Collectif. Et ceux qui ne connaissent pas encore Snap our Pixvae seraient bien inspirés d'aller y faire un Tours (jeu de mots non facturé).

Un soir à La Villette

Jazz News

C'était notre jour 2, mais le jour 3 pour Jazz à La Villette. Ce soir-là, il y avait le nouveau groupe (Groove Retrievers) de Julien Lourau, les Snarky Puppy de Michael League et la Fanfare XP de Magic Malik en after. Il faisait beau temps. Les gens souriaient et buvaient des bières. C'était l'été, quoi. Et l'été, il n'y a pas à dire, c'est vraiment sympa (désolé d'énoncer des vérités aussi subversives). Et nous aussi, on est sympa tout plein : on vous offre cinq cartes postales de ce premier jour de septembre à Paris. C'est cadeau, ça fait plaisir. Pour la suite, rendez-vous dans Jazz News format papier.

Mélissa Laveaux avec les Groove Retrievers de Julien Lourau. Photo : Nikola Cindric

Mélissa Laveaux avec les Groove Retrievers de Julien Lourau. Photo : Nikola Cindric

Céline Bonacina avec les Groove Retrievers de Julien Lourau. Photo : Nikola Cindric

Céline Bonacina avec les Groove Retrievers de Julien Lourau. Photo : Nikola Cindric

Michael League et les Snarky Puppy. Photo : Nikola Cindric

Michael League et les Snarky Puppy. Photo : Nikola Cindric

Cory Henry et les Snarky Puppy. Photo : Nikola Cindric

Cory Henry et les Snarky Puppy. Photo : Nikola Cindric

Magic Malik et sa Fanfare XP. Photo : Nikola Cindric

Magic Malik et sa Fanfare XP. Photo : Nikola Cindric

Sylvain à la montagne

Jazz News

Sylvain Rifflet est heureux : avec Mechanics, il a remporté les Victoires du Jazz après avoir été élu (comme une prophétie digne de Nostradamus ou Paco Rabanne) "album de la rentrée" l'an dernier dans Jazz News. Et quand on est heureux, on fait quoi? On joue dans la montagne pour tutoyer le grand air de la liberté retrouvée. Une captation étonnante réalisée cet été au festival Cosmo Jazz de Chamonix.

La B.O. du numéro #54

Jazz News

1. BadBadNotGood feat. Sam Herring "Time Moves Slow"

2. Zhenya Strigalev "Bio Active"

3. Sarathy Korwar "Hail"

4. Martha High "Lean on Me"

5. Hailu Mergia "Sintayehu"

6. Christine Salem "Mama don't give up"

8. Orchestre National de Jazz/Olivier Benoït "Europa Berlin"

9. Theo Croker "Gonna Be Alright"

10. Matthieu Chedid, Yaron Herman, Emile Parisien, Bastien Burger et Ziv Ravitz "The Jam"

Nas ouvre Jazz à la Villette

Jazz News

Jazz à La Villette a débuté hier. Alors, on y est allé. Et pour fêter la rentrée (drôle d'idée, on en convient), on vous offre en exclu quelques petits souvenirs du show plutôt sage de Nas à la Grande Halle et de l'after plutôt chaude de The Wasteland à la Petite Halle. La suite, les détails et les dessous dans le Jazz News papier.

Nas à Jazz à La Villette. Photo : Nikola Cindric

Nas à Jazz à La Villette. Photo : Nikola Cindric

Nas toujours à Jazz à La Villette. Photo : Nikola Cindric

Nas toujours à Jazz à La Villette. Photo : Nikola Cindric

Nas encore à Jazz à La Villette. Photo : Nikola Cindric

Nas encore à Jazz à La Villette. Photo : Nikola Cindric

Mike Ladd à la Petite Halle. Photo : Nikola Cindric

Mike Ladd à la Petite Halle. Photo : Nikola Cindric

Julien Lourau et Antoine Berjeaut à la Petite Halle. Photo : Nikola Cindric

Julien Lourau et Antoine Berjeaut à la Petite Halle. Photo : Nikola Cindric

Marseille Jazz des cinq continents - épisode 3

Jazz News

photo : Etienne de Villars

Samedi 23 juillet. Quatrième et dernière soirée pour Jazz News à Marseille. Quatre concerts au programme : la belle australienne Sarah McKenzie, le parfait gendre Kyle Eastwood (au français irréprochable), les locaux de l’étape Onefoot et le jeune quartetMinuit 10. Un joli programme dans cadre bien plus que joliet : les toits-terrasses du rutilant Mucem et du Fort Saint Jean retapé, tous deux reliés par une passerelle. A tribord, le soleil plonge lentement dans la méditerranée. A bâbord, la Bonne Mère veille sur le public et les musiciens. Décidément, l’idée de sortir du confortable (et majestueux) Palais Longchamp est une réussite. Le festival parvient à investir des lieux exceptionnels et emblématiques de la ville, adaptés aux plateaux qui drainent moins de monde, aux groupes plus intimistes.

Pierre Boussaguet, Sarah McKenzie photo : Etienne de Villars

Retour à la musique, justement. McKenzie, dont on connaît le répertoire sur le bout des doigts, joue en quartet avec ses musiciens habituels : Pierre Boussaguet à la contrebasse et Marco Valeri à la batterie. A la guitare, une nouvelle recrue : Daniele Cordisco. Malheureusement, la prestation est globalement timide, le son d’ensemble un peu corseté, sauf sur les blues, forme qui reste incontestablement celle qui sied le mieux à notre pianiste et chanteuse. Sarah McKenzie, qui joue au fond du temps, aurait besoin — pour un meilleur équilibre et une dynamique plus tendue — d’une section rythmique petersonnienne, qui tire les pulsations vers l’avant. Or, ici, le drive du batteur laisse de marbre. Cette réflexion, on se l’était déjà faite lors d’un concert parisien. Mais personne ne doute une seconde du talent de Sarah : il reste simplement à trouver les bon co-équipiers. Et laisser le temps au temps.

Onefoot photo : Etienne de Villars

La nuit tombée, on traverse la passerelle, direction le Mucem, où se produit Onefoot, trio explosif emmené par deux frères d’origine arménienne. Le groupe, qui s’intéresse en profondeur à la musique traditionnelle de leurs ancêtres, et aux compositeurs Komitas et Khatchatourian, s’inscrit complètement dans la lignée de Tigran en mixant des mélopées simples, lyriques, à des structures rythmiques rock, asymétriques, et à des ambiances électro détonantes. Voire un peu trop : on pourrait reprocher à Onefoot d’abuser de gimmicks façon dubstep commerciale avec des breaks carrément poussifs. Mais, sur scène, l’énergie contagieuse des trois marseillais convainc et la précision de leurs jeux respectifs impressionne.

Kyle Eastwood photo : Etienne de Villars

Dernier concert de notre épopée marseillaise avec Kyle Eastwood. Snobisme du jazz oblige, on a toujours considéré le fils de Clint comme un bassiste a priori insignifiant, auteur d’une musique légère, certes agréable mais anecdotique. Mais ça, c’était avant de le découvrir pour la première fois sur scène à Marseille, avec une prestation plus que respectable. Eastwood sait parfaitement s’entourer : le batteur Chris Higginbottom possède un drive enlevé et une attaque tranchante, le pianiste Andrew McCormack fait lui aussi des merveilles. Le répertoire constitué de morceaux de sa patte (avec un amour certain pour le ternaire africain) et de standards modernes (à l’image du « Dolphin Dance » de Herbie Hancock) est parfaitement exécuté, accrocheur et varié. Qu’on se le dise, le contrebassiste et bassiste électrique relocalisé à Londres a largement évolué comme instrumentiste depuis ses débuts discographiques. Du coup, on range notre langue de cagole, et on applaudit. Clap de fin pour les parigots de Jazz News. Putain, con, c’était bon. Vivement l’année prochaine. Louis Victor